On dit que les Yonnais sont gens tristes et froids. Avares, méfiants et même un peu sournois. Qu'un intense brouillard de Brotteaux à Fourvière assombrit leur cité comme leur
caractère.
C'est pas vrai, nom d'un rat, les gones de chez nous sont
ni des constipés et ni des cognes-mous. S'ils crânent un peu moins que nos "capitalistes" et si des Marseillais souvent un peu fumistes, ils n'ont ni la faconde ni l'air avantageux, c'est que
modestement, ils se trouvent heureux.
Avoir de bons amis avec qui on lichotte, ou bien, le soir
venu, embrasser sa fenotte, loin des caquenauds curieux et médisants, voilà notre bonheur bien simple et bien canant.
Célestine Blanchard célèbre "Mère" lyonnaise ouvre rue Bourbon le Café du Cercle dont la spécialité fut le "Poulet Célestine". Pour la
petite histoire, vers 1860, le chef du Café du Cercle, Rousselot, était amoureux de sa patronne, Célestine, une jeune veuve. Elle finit par lui accorder sa main après qu'il eut imaginé
cette recette en son honneur.
Ingrédients :
1 poulet bien dodu
40 g de beurre
150 g de champignons
2 tomates
15 cl de vin blanc Viognier
10 cl de bouillon de volaille
Cognac, persil, ail, sel et poivre
Recette :
Découpez le poulet en morceaux et faites-les revenir dans
une sauteuse avec du beurre en les retournant assez souvent. Nettoyer les champignons, ébouillantez les tomates, pelez-les et coupez-les en dés.
Ajoutez les champignons et les tomates au poulet et
mélangez pendant 5 minutes, puis versez le vin blanc et le bouillon. Ajoutez également 1 cuillerée à soupe de Cognac. Salez et poivrez, couvrez et laissez cuire doucement pendant 15 minutes
environ.
Laver un petit bouquet de persil, épongez-le et hachez les
feuilles. Peler et hachez 2 gousses d'ail. Mélangez-les.
Lorsque le poulet est cuit, égouttez les morceaux et
mettez-les dans un plat creux, nappez de sauce et poudrez du mélange ail et persil. Servez aussitôt.
Joueuses d'eau
Mouettes
Vos cris accordés percent la brume
Transpercent glacés les jours transparents
Lorsque vous dormez sous la lune
Rêvez-vous comme des enfants ?
Votre venue me met en joie
Sur le fleuve lorsque vous jouez
L'eau se moire toutes les fois
Que vous prenez votre envolées...
Christiane Chadrin (Lyon, 1908 - Dijon, 2001)
Les brotteaux (un seul "t" à l'époque) étaient des zones humides inondables.
Il faudra attendre 1867 pour que naisse le 6ème arrondissement auparavant relié au 3ème. Les Hospices Civils de Lyon possédaient une grande partie des terres
dès le 17ème siècle de ce côté du Rhône. Après la construction en 1759, de la digue de la Tête d’Or permettant de détourner le fleuve, l'architecte Morand, en 1764, projette l’extension de la
ville à l’Est du fleuve, sur un plan de rues rectilignes se coupant à angle droit. Ce quartier est relié à la presqu’île par un pont en 1774. Les Brotteaux deviennent une promenade à la
mode. Le secteur de Bellecombe à l'Est du quartier garde quant à lui une atmosphère de village.
Au début du 19ème siècle, on assiste au développement de l’habitat ouvrier en raison de l’installation d’activités industrielle et artisanale. Au milieu du siècle,
les Brotteaux sont constitués de deux parties contrastées sur le plan social : un secteur bourgeois qui s’oppose à une population ouvrière plus modeste.
Une crue du Rhône en 1856 va favoriser la construction de nouvelles digues. Cette même année, le Parc de la Tête d'Or est créé. En bordure du Parc,
apparaissent à la fin du siècle de luxueuses villas. Au milieu du 19ème siècle, les quais du Rhône sont aménagés. Le
Palais de la Foire est construit en bordure du Parc, côté Rhône, à partir de 1917.
Avec le transfert de la Foire de Lyon à Chassieu en 1985, un nouveau secteur appelé Cité Internationale, se développe : installation d’Interpol, ouverture d’un
nouveau palais des Congrès en 1995, d'un Casino, de salles de Cinéma, d'hôtels et de restaurants, de la salle 3000...
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