POURQUOI CE BLOG ?

 

La place Maréchal Lyautey à Lyon (anciennement place Morand) a une nouvelle fois changer de physionomie puisqu'un parking de 725 places vient d'être créé.

 

Par ce blog, je souhaite retracer l'histoire de cette place et faire partager aux internautes son actualité !

 

 

"Les arbres sont malades" pouvait-on lire mercredi dernier dans le journal. L'abattage de 55 platanes est toujours envisagé en septembre. La réplique tombe à pic avec la future construction du Parking Lyautey. En effet, selon Jean-Jacques David, premier adjoint en charge de l'urbanisme à Lyon, les platanes abritent des colonies d'insectes qui favorisent l'apparition de la maladie du chancre coloré qui sévit particulièrement dans notre région et sont ainsi condamnés. Ils seront remplacés par des essences saines, plantées avec suffisamment d'espaces pour pouvoir se développer en hauteur et en épaisseur et bénéficieront d'une couche de terre végétale de 2,50 m pour leur assurer les meilleures conditions de vie.

 

Il est question ensuite de creuser sur tout le pourtour de la construction, des minces tranchées dans lesquelles sera coulée une sorte de béton liquide étanche, nommé "bétonite". L'opération est délicate et doit se dérouler avec le minimum d'interruptions. Elle durera environ un mois, c'est pourquoi ces travaux se poursuivront le soir jusqu'à 22 heures. Par la suite, commenceront les travaux en sous-sol.

Pour être en conformité avec les Bâtiments de France, l'esplanade devrait rester au même niveau et accueillir une nouvelle végétation...

Photo : Sylvie

ajouter un commentaire commentaires (6)   

Hennequin.jpgCélèbre peintre français, révolutionnaire, jacobin, Philippe-Auguste HENNEQUIN avait en 1793 son atelier de peinture place Louis XVI à Lyon, (ancien nom donné à la place Morand, aujourd'hui place Lyautey).

 

 

 

Philippe-Auguste HENNEQUIN est né à Lyon le 20 avril 1762. Elève de Jacques-Louis David en 1781, il se distingue très vite en obtenant le Grand Prix. En 1784, il quitte Paris pour l’Italie, accusé par son maître du vol d’un tableau de Wicar.

 

Il s’installe à Rome, mais son atelier romain sert de lieu de réunion à la première loge maçonnique romaine. Inquiété par la police italienne, il est obligé de se sauver et de retourner en 1790 à Lyon, sa ville natale.

 

 

Du 8 août au 9 octobre 1793, la Ville de Lyon est assiégée. Dans ses choix politiques, Lyon est en opposition avec Paris. La majorité modérée chasse de la mairie les Jacobins, élus depuis fin 1792. « Lyon est en état de rébellion ». Le 9 octobre 1793, les Lyonnais se rendent et les Jacobins redeviennent aussitôt les maîtres. Robespierre et les autres membres du Comité de Salut Public écrivent aux représentants du Peuple à Lyon : « enfin, les rebelles de Lyon sont donc vaincus… »

Le 29 septembre 1793 plusieurs maisons de la place Louis XVI sont en feu ainsi que l’atelier du peintre qui a pourtant accueilli les conventionnels.

Le quartier des Brotteaux et le Pré-Morand sont partiellement détruits. Morand est guillotiné le 27 septembre 1794.

 

En 1794, six fêtes patriotiques se déroulent aux Brotteaux, sur le lieu même des révoltes. Pour la première, les autorités laissent toute liberté au peintre jacobin Hennequin. Comme pour la grande fête de la Fédération, une montagne avec statue de la Liberté sera élevée, mais avec les décombres des maisons détruites. Si la fête a des visées politiques, elle profite à Hennequin et à ses amis qui perçoivent de bonnes indemnités. (cf, Morand et les Brotteaux, de Paul Feuga et Josette Barre)

 

Après la chute de Robespierre, il se sauve à Paris en 1795 fuyant la Terreur blanche. Il se trouve vite impliqué dans l’affaire Baboeuf et est emprisonné au Temple. Il échappe de justesse à la guillotine.

En 1808, Napoléon lui passe plusieurs commandes de tableaux. Après 1815, Hennequin se retire à Liège en Belgique et peint de nombreuses scènes historiques. En 1824, il se base à Tournai et devient directeur de l’Académie de dessin. Il expose différentes œuvres à Lille durant les années suivantes et continue une active production jusqu’au jour de sa mort le 12 mai 1833 à Leuze près de Tournai.

 

Parmi ses œuvres célèbres on retiendra : L’Allégorie du 10 août, Remords d’Oreste, l’Hercule Français, Les Martyrs de Prairial, La mort du Général Salomon, La bataille de Quiberon…

  

 
 

Portrait de Philippe Auguste Hennequin par Louis Gallait, Musée des Beaux Arts - Tournai

Les Martyrs de Prairial (1795),
Musée Carnavalet - Paris

 
L'Hercule Français (1800), Musée du Louvre - Paris

 

 

 

ajouter un commentaire commentaires (0)   

La construction du parking Lyautey est donc toujours prévue pour septembre 2005 ; 725 places et 6 étages enterrés. "Mais rassurons-nous ! (cf le journal du Progrès du 26 avril), seule la partie sud sera éventrée et hormis la terrasse du café du pond, aucune des autres installations ne sera touchée par ces travaux." 55 platanes seront sacrifiés ainsi que quelques bancs, précise l'article. Le propriétaire du café reste cependant optimiste pour la suite. Seule la fleuriste de " Au kiosque fleuri" s'inquiète du bruit et de la poussière pendant les travaux.

 

Rien de bien nouveau sur la Place Lyautey. Nous attendons toujours la réunion que la Mairie du 6ème arrondissement doit nous fixer concernant le futur projet. A suivre...

 

ajouter un commentaire commentaires (0)   

Dimanche 8 mai 2005 aura lieu toute la journée un marché aux plantes, place Maréchal Lyautey, dans le 6e arrondissement de Lyon.

 

Pour la sixième année consécutive la Ville de Lyon et la Société Lyonnaise d'Horticulture (qui fête cette année les 100 ans du Concours éponyme) organisent un grand marché aux plantes place Maréchal Lyautey, dimanche 8 mai de 7 heures à 18 heures sans interruption.

De nombreux producteurs de toute la région seront présents, de toutes spécialités (des producteurs de géraniums, de plantes à massifs, de plantes d'ornement, de légumières...). L'occasion également de demander des conseils sur la manière de planter ou d'effectuer des soins.

La place entière sera fleurie, de mille et une couleurs. Les deux kiosques à fleurs seront ouverts comme chaque dimanche, malgré la concurrence sur la vente des plantes car eux resteront les seuls à proposer des fleurs coupées.

 

Un concours de fleurissement sera également organisé comme chaque année. Des bulletins de participation seront disponibles sur place ou à la Mairie de votre quartier. La plus belle terrasse, le balcon le plus fleuri ou les balconnières les plus originales du quartier seront récompensés. Alors, tous à vos pelles !

Photo : Sylvie

 

ajouter un commentaire commentaires (1)   

Pour accéder au nouveau quartier des Brotteaux, Jean-Antoine Morand a prévu un pont en bois dans l’axe de la Grande Allée.

 

Le 4 janvier 1771, le Roi donne son accord à la construction d’un pont sur le Rhône. En 1772, est ainsi fondée "la Compagnie du pont Morand".

 

Après de nombreuses procédures, les travaux commencent enfin le 9 janvier 1773. En mars 1775, le pont est presque achevé et la Compagnie demande l'autorisation de l'ouvrir aux piétons. Une cloche "entendue jusqu'à la Tête d'or", annonçant la fermeture du pont le soir (23 heures en été) est alors installée. Le prix du péage est fixé à 6 deniers par personne.

 

Le vendredi 7 avril 1775 à midi, les premiers piétons passent le pont. 25 000 passages sont enregistrés le premier jour, 14 000 le lendemain et le double le dimanche. C'est plus du quart des Lyonnais qui l'ont emprunté en trois jours ! C'est un succès. L’inauguration officielle a lieu par le frère du Roi, futur Louis XVIII, le 5 septembre. Le pont Morand est le deuxième pont sur le Rhône. Il est alors appelé "Pont Saint-Clair". Pour les Lyonnais, c'est désormais le pont Morand. Même si en 1794, après la Terreur, il s'est successivement appelé "Pont Affranchi" puis "Pont des Victoires".

 

Il s'effondre en 1825 et sera reconstruit quelques années plus tard... Un pont provisoire est alors mis en place.

 

Vers 1880, ce pont en bois devient dangereux et un nouveau pont est reconstruit vers 1890 sur le modèle du pont Lafayette, piliers en maçonnerie et tablier en acier.


En 1944, les allemands (qui occupent la ville de Lyon du 11 novembre 1942 au 2 septembre 1944) opèrent à la destruction de tous les ponts de Lyon lors de leur retraite, et le font dynamiter le 1er septembre 1944, à la grande stupeur des lyonnais. En 1945, un pont provisoire sur pilotis est mis en place. Le pont Morand sera finalement réouvert en 1948.

     

Il sera de nouveau démoli en 1974 afin de construire un nouveau pont qui permettra de faire passer la première ligne de métro sous son tablier. Un ouvrage à caisson à l'intérieur duquel les rames franchissent le Rhône. La décision a été prise en 1971. (pour raison d'économie, le passage sous-fluvial du métro étant considéré, par le ministre des Finances, trop onéreux). Les travaux démarrent donc en 1974 et le nouveau pont est définitivement ouvert à la circulation le 15 décembre 1977.

De nos jours, on peut encore apercevoirent les anciens piliers du précédent Pont Morand, côté Rive Gauche, vers l'aire des rollers, et constater également que la Place Lyautey a été surélevée pour laisser passer le métro en son sous-sol ainsi que l'axe, cours Franklin Roosevelt - Place Lyautey - Hôtel de Ville - Fourvière, modifié.

 

ajouter un commentaire commentaires (6)   

Jean-Antoine Morand de Jouffrey est né le 10 novembre 1727 à Briançon, d’une famille d’avocats. Il semble se destiner à la carrière ecclésiastique mais au décès de son père très endetté, il doit subvenir aux besoins de sa famille.

En avril 1744, il vient à  Lyon pour s’orienter vers la peinture. A 21 ans, il ouvre un atelier de peinture et peint des décors intérieurs, décore deux chapelles et réalise des décors de théâtre. Il rentre en contact avec le célèbre architecte Soufflot et va élargir sa formation pendant six mois à Paris. En 1755, Soufflot lui confie la direction de la décoration du Théâtre. Morand devient célèbre. La Ville de Lyon le nomme inspecteur du Théâtre.

En 1759, il épouse Antoinette Levit, fille d’un notaire lyonnais. Il construit et finance un immeuble quai Saint-Clair, puis part travailler à Parme, en Italie. Il rentre à Lyon en décembre 1760 et s’oriente vers l’architecture.

  

Son projet d’un Plan Général de la Ville de Lyon et de son agrandissement en forme circulaire dans les terrains des Brotteaux, furent réalisés en 1764 pour l’Hôtel-Dieu. Il acquiert en 1765 un Pré, dans le prolongement de la Grande Allée (actuel cours Frankin Roosevelt) et commence un lotissement en forme de grille.
 

Pour accéder au nouveau quartier, Morand a prévu un pont en bois dans l’axe de la Grande Allée.
 

Mais il se heurte aux recteurs de l’Hôtel-Dieu et au consulat de la Ville de Lyon. Morand trouve donc des appuis à Paris, soutenu par ses amis, les architectes Soufflot et Gabriel ainsi que par l’inspecteur général des Ponts et Chaussées, Gendrier, et même du ministre Bertin. Le 4 janvier 1771, le Roi donne son accord à la construction d’un pont de bois sur le Rhône. A Lyon, l’opposition continue. Le consulat estime qu’un pont de bois est dangereux, le courant du Rhône trop puissant, les piliers trop rapprochés pour la navigation… Après de nombreuses procédures, les travaux commencent enfin le 9 janvier 1773. L’inauguration a lieu par le frère du Roi, futur Louis XVIII, le 5 septembre 1775.

Les difficultés financières de l’Hôtel-Dieu entraînent un changement d’état d’esprit des recteurs vis à vis de Morand et de son plan de développement des Brotteaux.

 

En 1776, il s’installe au Pré-Morand, avec sa famille, dans un hôtel particulier "La Paisible" qu’il a fait édifié place du Bassin, sur le lieu actuel du restaurant Orsi, place Kleber.

 

A partir de 1780, les cessions des terrains des Brotteaux s’accélèrent et la prolongation du Grand Cours est envisagé jusqu’à Villeurbanne. Toutefois, la voie ne pourra excéder une largeur de 36 pieds (12,40 m), ce qui explique le rétrécissement actuel entre la rue Duguesclin et la rue Garibaldi, correspondant au Pré Morand. Mais les acquéreurs ne se précipitent pas au Brotteaux. Les lyonnais viennent en foule pour se promener, boire ou se divertir aux spectacles de marionnettes mais s’y installent peu. Les menaces que fait planer le Rhône, l’éloignement du centre-ville, la rareté des voisins et l’insécurité nocturne ne constituent pas des facteurs attractifs. Par contre, de grandes fêtes sont organisées. En 1784, Montgolfier s’élève en ballon avec sept passagers.

 

En 1787, rencontrant quelques difficultés financières, Morand vend sa maison à la loge maçonnique de la Sagesse à laquelle il appartient.

En 1789, après 25 ans, les bases sont jetées pour un nouveau quartier. Les fêtes révolutionnaires sont organisées sur les terrains de la Tête d’Or en 1790, 1791 et 1792.

  

Mais le siège de 1793 entraînera d’importantes destructions : le pont sera coupé et le quartier en ruine, les allées détruites, les immeubles brûlés. Après les révoltes, dans le Pré Morand, de la loge de la Sagesse, l’ancienne "Paisible" de l’architecte, il ne restera que les caves voûtées et quelques murs.

 

Morand est réquisitionné pour réparer le pont endommagé lors de la Terreur, puis arrêté et guillotiné à 66 ans, le 24 janvier 1794, sur la place des Terreaux.

  

En 6 mois, près de deux mille personnes seront exécutées : militaires, prêtres, nobles, hommes de loi, négociants, mais aussi beaucoup de gens de condition modeste. Les fusillades furent organisées sur les bords de la Grande Allée. Des fosses sont creusées au début de l’actuelle rue Robert. 925 fusillés et 350 guillotinés y sont enterrés. Le secteur est un vaste champ de mort. Un monument est érigé en 1795 en leur mémoire.

  

Antoine Morand de Jouffrey continuera l’œuvre de son père, soutenu par la suite par Henri Vitton, maire de la Guillotière et la vie reprendra peu à peu aux Brotteaux.


Source : Morand et les Brotteaux de Josette Barre et Paul Feuga, Editions Art & Histoire.

ajouter un commentaire commentaires (1)   

Lyautey Météo

  

Aujourd'hui :

En direct de la place !

 

Soutenir...

Classement

Lire...


  • BROTTEAUX...


Les brotteaux (un seul "t" à l'époque) étaient des zones humides inondables.
 

  • QUARTIER DES BROTTEAUX

 

Il faudra attendre 1867 pour que naisse le 6ème arrondissement auparavant relié au 3ème. Les Hospices Civils de Lyon possédaient une grande partie des terres dès le 17ème siècle de ce côté du Rhône. Après la construction en 1759, de la digue de la Tête d’Or permettant de détourner le fleuve, l'architecte Morand, en 1764, projette l’extension de la ville à l’Est du fleuve, sur un plan de rues rectilignes se coupant à angle droit. Ce quartier est relié à la presqu’île par un pont en 1774. Les Brotteaux deviennent une promenade à la mode. Le secteur de Bellecombe à l'Est du quartier garde quant à lui une atmosphère de village.
 

Au début du 19ème siècle, on assiste au développement de l’habitat ouvrier en raison de l’installation d’activités industrielle et artisanale. Au milieu du siècle, les Brotteaux sont constitués de deux parties contrastées sur le plan social : un secteur bourgeois qui s’oppose à une population ouvrière plus modeste.

Une crue du Rhône en 1856 va favoriser la construction de nouvelles digues. Cette même année, le Parc de la Tête d'Or est créé. En bordure du Parc, apparaissent à la fin du siècle de luxueuses villas. Au milieu du 19ème siècle, les quais du Rhône sont aménagés. Le Palais de la Foire est construit en bordure du Parc, côté Rhône, à partir de 1917. 

Avec le transfert de la Foire de Lyon à Chassieu en 1985, un nouveau secteur appelé Cité Internationale, se développe : installation d’Interpol, ouverture d’un nouveau palais des Congrès en 1995, d'un Casino, de salles de Cinéma, d'hôtels et de restaurants, de la salle 3000...

 

  •   LES LYONNAIS


On dit que les Yonnais sont gens tristes et froids. Avares, méfiants et même un peu sournois. Qu'un intense brouillard de Brotteaux à Fourvière assombrit leur cité comme leur caractère.

C'est pas vrai, nom d'un rat, les gones de chez nous sont ni des constipés et ni des cognes-mous. S'ils crânent un peu moins que nos "capitalistes" et si des Marseillais souvent un peu fumistes, ils n'ont ni la faconde ni l'air avantageux, c'est que modestement, ils se trouvent heureux. 

Avoir de bons amis avec qui on lichotte, ou bien, le soir venu, embrasser sa fenotte, loin des caquenauds curieux et médisants, voilà notre bonheur bien simple et bien canant.


P.E. Legrand


  • LES MOUETTES DE LYON

Joueuses d'eau
Mouettes
Vos cris accordés percent la brume
Transpercent glacés les jours transparents
Lorsque vous dormez sous la lune
Rêvez-vous comme des enfants ?
Votre venue me met en joie
Sur le fleuve lorsque vous jouez
L'eau se moire toutes les fois
Que vous prenez votre envolées...

Christiane Chadrin (Lyon, 1908 - Dijon, 2001)

 

Derniers Commentaires

Lyautey Photos

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus