Les brotteaux (un seul "t" à l'époque) étaient des zones humides inondables.
Il faudra attendre 1867 pour que naisse le 6ème arrondissement auparavant relié au 3ème. Les Hospices Civils de Lyon possédaient une
grande partie des terres dès le 17ème siècle de ce côté du Rhône. Après la construction en 1759, de la digue de la Tête d’Or permettant de détourner le fleuve, l'architecte Morand, en 1764,
projette l’extension de la ville à l’Est du fleuve, sur un plan de rues rectilignes se coupant à angle droit. Ce quartier est relié à la presqu’île par un pont en 1774. Les Brotteaux
deviennent une promenade à la mode. Le secteur de Bellecombe à l'Est du quartier garde quant à lui une atmosphère de village.
Au début du 19ème siècle, on assiste au développement de l’habitat ouvrier en raison de l’installation d’activités industrielle et artisanale.
Au milieu du siècle, les Brotteaux sont constitués de deux parties contrastées sur le plan social : un secteur bourgeois qui s’oppose à une population ouvrière plus modeste.
Une crue du Rhône en 1856 va favoriser la construction de nouvelles digues. Cette même année, le Parc de la Tête d'Or est créé. En
bordure du Parc, apparaissent à la fin du siècle de luxueuses villas. Au milieu du 19ème siècle, les quais du Rhône sont
aménagés. Le Palais de la Foire est construit en bordure du Parc, côté Rhône, à partir de 1917.
Avec le transfert de la Foire de Lyon à Chassieu en 1985, un nouveau secteur appelé Cité Internationale, se développe : installation
d’Interpol, ouverture d’un nouveau palais des Congrès en 1995, d'un Casino, de salles de Cinéma, d'hôtels et de restaurants, de la salle 3000...
On dit que les Yonnais sont gens tristes et froids. Avares, méfiants et même un peu sournois. Qu'un intense brouillard de Brotteaux à Fourvière assombrit leur cité comme leur
caractère.
C'est pas vrai, nom d'un rat, les
gones de chez nous sont ni des constipés et ni des cognes-mous. S'ils crânent un peu moins que nos "capitalistes" et si des Marseillais souvent un peu fumistes, ils n'ont ni la faconde ni l'air
avantageux, c'est que modestement, ils se trouvent heureux.
Avoir de bons amis avec qui on
lichotte, ou bien, le soir venu, embrasser sa fenotte, loin des caquenauds curieux et médisants, voilà notre bonheur bien simple et bien canant.
P.E. Legrand
Joueuses d'eau
Mouettes
Vos cris accordés percent la brume
Transpercent glacés les jours transparents
Lorsque vous dormez sous la lune
Rêvez-vous comme des enfants ?
Votre venue me met en joie
Sur le fleuve lorsque vous jouez
L'eau se moire toutes les fois
Que vous prenez votre envolées...
Christiane Chadrin (Lyon, 1908 - Dijon, 2001)
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