POURQUOI CE BLOG ?

 

La place Maréchal Lyautey à Lyon (anciennement place Morand) a une nouvelle fois changer de physionomie puisqu'un parking de 725 places vient d'être créé.

 

Par ce blog, je souhaite retracer l'histoire de cette place et faire partager aux internautes son actualité !

Georges Adilon, peintre et architecte lyonnais, habillera de lumières le futur parc Morand de la place Maréchal Lyautey à Lyon.

Son oeuvre contemporaine s'appellera "Trois jeux de traits".

"Cette oeuvre contemporaine, qui sera placée en plafond, au sol et sur les murs, est constituée de jeux de lignes blanches et noires sur fond gris béton, éclairées par de tubes fluos créant des traits de lumières en lignes brisées, des rythmes syncopés sur les murs. Les lignes fluos seront reprises en continuité ou en rupture par des traits noirs brillants constitués d’éléments de 4 cm de large à longueurs variables en grès cérame poli. Au sol, est prévu le prolongement de quelques lignes murales par des traits de 8 mm de largeur en acier inoxydable", pouvait on lire dans la dernière lettre d'information de LPA.

Georges Adilon est né en 1928 à Lyon et vit à Brindas dans la région lyonnaise. "Sa peinture est bien reconnaissable : traits, bavures, giclures de laque noire, se perd en dripping ou en égratignures de l'outil du peintre, se concentre en masse de couleurs sans jamais prendre les contours précis d'une forme" selon Werner Meyer.

Importance du geste, de la matière, des couleurs, du lieu, il réalisera l'Externat Sainte Marie sur la colline de Fourvière et à la Verpillère
ou le mur en céramique de l'usine d'incinération de Rilleux la Pape en 1989 ainsi que des maisons individuelles. Il exposera entre autres au Musée Saint Pierre de Lyon pour Octobre des Arts dans les années 80, au Rectangle sur la place Bellecour, pour L'amour de l'Art, première Biennale d'art contemporain, en 1985 à la Halle Tony Garnier, au musée Paul Dini à Villefranche en résonnance avec la biennale 2007/2008.

Photo de Blaise Adilon - 1990 - Tous droits réservés.

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Edité en 2004 aux éditions Bellier, le livre d' Yves Mazet, place Morand, retrace les souvenirs d'un petit garçon dans les années 50.

A travers ce récit autobiographique, l'auteur nous fait partager son enfance, la joie de retrouver tous les soirs à la sortie de l'école ses camarades de jeux sur la place près du kiosque à musique pour des parties de billes ou des parties de "chat perché".
La rivalité entre la "bande" du Sud de la place et la "bande" du Nord.
L
a vie du quartier et le magasin Au bon Lait, rue Godefroy à côté de chez lui où il faut aller faire remplir la berthe.
Au Petit Vatel à l'angle de la rue Pierre Corneille où "les quenelles sont des friandises appréciées et attendues"...

Un livre qui rappellera sans doutes des souvenirs à ceux qui ont passé, comme l'auteur, leur enfance à jouer sur la place...

Actuellement épuisé dans le commerce et aux éditions Bellier, on peut néanmoins se le procurer en bibliothèque.
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Né à Lyon le 12 octobre 1859, Jules Sylvestre est l'un des photographes les plus importants de la vie Lyonnaise du siècle passé. Le patrimoine qu'il a laissé est riche en qualité et diversité.

"Il commence sa carrière en 1873 comme opérateur-photographe à l'Hôtel-Dieu. En 1892, il ouvre un atelier photographique au 23 cours de la Liberté, dans le troisième arrondissement de Lyon, et reçoit ses premières commandes importantes lors de l'Exposition Universelle qui se tient à Lyon en 1894.

Photographe et éditeur, il collabore très tôt avec les services municipaux. En 1898, il change d'adresse pour de nouveaux locaux plus grands et s'installe au 2 rue de Bonnel, toujours dans le troisième arrondissement actuel de Lyon; adresse personnelle et professionnelle qu'il conserve jusqu'à sa mort le 21 janvier 1936. Il se spécialise dans la "photographie industrielle", "les portraits artistiques" et la "reproduction de peintures et d'objets d'art".

Jules Sylvestre
réalise de nombreux reportages pour la municipalité de Lyon, les nombreuses entreprises lyonnaises (automobiles, industries textiles, chimiques etc. ... ) et les particuliers ainsi que sur les transformations urbanistiques de la ville, comme par exemple le percement de la rue Impériale, actuelle rue de la République, ou la construction du Grand Bazar, les abattoirs de Gerland ou le palais de la Bourse...

En 1902, il adhère à la Chambre Syndicale de la Photographie et en démissionne en 1912. Il devient ensuite correspondant-photographe de l'une des plus anciennes et des plus importantes agences photographiques françaises.
En 1929, Jules Sylvestre cède son affaire et son nom à Blanche Savoye puis à Mademoiselle Jeanne Fontanel qui en continuent l'exploitation jusqu'en 1960. La maison Sylvestre, témoin des destructions causées durant la seconde Guerre mondiale effectue plusieurs séries de photos sur les quartiers de Lyon sinistrés et sur la destruction des ponts de Lyon par l'armée allemande en déroute puis sur leur reconstruction d'après-guerre."

Le pont Morand détruit, la reconstruction de celui-ci, la mise en place d'un pont provisoire de 1945 à 1947, les berges du Rhône, la foire aux échantillons sur la place et l'aménagement du tramway autour de la fontaine sont quelques unes des 4500 photos du fonds Sylvestre, appartenant aujourd'hui à la Bibliothèque Municipale de Lyon.

© Bibliothèque Municipale de Lyon pour les textes entre guillemets et les images. Fonds Sylvestre. http://www.bm-lyon.fr/decouvrir/collections/sylvestre.htm Cote S2738 : Devanture de l'atelier photo de Jules Sylvestre 2 rue de Bonnel. Cote S 1797 : Tramway Place Morand en 1945. Cote S1092 : Reconstruction du Pont Morand - Source : Bibliothèque Municipale de Lyon









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Depuis l'inauguration des berges du Rhône le 9 mai 2007, la berge située entre le Pont Morand et le Pont Lafayette porte désormais le nom de "Berge Clara Campoamor" du nom de la célèbre personnalité politique espagnole, avocate et défenseur des droits des femmes.

Le nom a été choisie en partenariat avec le Consulat d'Espagne et dévoilé lors de la Journée de l'Europe. 12 pays et 12 femmes sont ainsi représentés au fil de l'eau...

Originaire d'une famille modeste, elle réussit à suivre des études de Droit et à devenir une brillante avocate. En tant qu'avocate, elle défend ardemment la cause des femmes devant les tribunaux. Elle est élue députée par la population madrilène à la première assemblée de la IIème République espagnole (1931-1933). Durant son mandat, Clara Campoamor va fortement contribuer à l'élaboration et à l'adoption des lois concernant les droits des enfants, le divorce, ainsi que l'égalité des droits électoraux entre les hommes et les femmes. Ce dernier principe sera inscrit dans la Constitution Républicaine de 1931. Suite à la Guerre Civile et l'établissement du régime franquiste, elle quitte l'Espagne. Elle se réfugie successivement en France et en Argenetine. En 1955, elle s'installe en Suisse où elle décède en 1972, sans avoir jamais pu revenir en Espagne durant le régime de Franco.

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Depuis l'inauguration des berges du Rhône le 9 mai 2007, la berge située entre le Pont Morand et le Pont de Lattre de Tassigny porte désormais le nom de "Berge Renata Tebaldi" du nom de la célèbre cantatrice italienne.

Le nom a été choisie en partenariat avec le Consulat d'Italie et dévoilé lors de la Journée de l'Europe. 12 pays et 12 femmes sont ainsi représentés au fil de l'eau...

Renata Tebaldi est née le 1er février 1922 à Pesaro (Italie). La presse disait d’elle qu’elle était la grande rivale de Maria Callas. Elle possédait une voix de grand soprano lyrique au timbre soyeux et lumineux, d'une ampleur exceptionnelle, ainsi qu'une technique irréprochable.

Elle naît d'un père violoncelliste et d'une mère infirmière. À l'âge de trois ans, elle commence à étudier le piano à l'École de musique "Arrigo Boito" de Parme avec Giuseppina Passani, puis travaille le chant à partir de 1937 avec Ettore Campogaliani au Conservatoire de Mantoue. Elle se perfectionne ensuite à celui de Milan auprés de la soprano Carmen Mélis de 1940 à 1943. En 1944, elle fait sa première apparition sur scène au Théâtre municipal de Rovigo dans le rôle d'Elena du MefistofeleArrigo Boito. Ensuite, elle se produit à Parme puis à Trieste (Otello) et deux ans plus tard, alors qu'elle incarne Elsa dans Lohengrin de Wagner, au Théâtre de Bologne, elle est remarquée par le grand chef d’orchestre Arturo Toscanini et est engagée à la Scala de Milan pour y chanter, le 11 mai 1946, en l'honneur de la réouverture de la Scala. Elle y chante des airs du 3e acte de Manon Lescaut de Puccini et dans le Te Deum de Verdi. Elle apparaît dans ce théâtre de 1949 à 1954 puis, de 1958 à 1960 et rapidement, devient l'une des premières sopranes connues mondialement.

Elle se produit en 1949 à Lisbonne (Don Giovanni), en 1950, au Covent Garden de Londres (Otello) et à l'Opéra de San Francisco (Aïda). En 1951, elle joue à l'Opéra de Paris et à l'église de la Madeleine (Jeanne d'Arc de Verdi) et fait ses débuts au Met à New York le 31 janvier 1955 dans le rôle de Desdémone, où elle se produira régulièrement jusqu'en 1973. À partir de 1956, elle chante également à l'Opéra de Chicago. À Paris, on la voit revenir en 1959 (Aïda) puis en 1960 (Tosca) et une dernière fois en 1975 à l'Espace Cardin pour deux récitals. Son répertoire est vaste, mais elle excelle plus particulièrement dans l'opéra italien : Desdémone (Otello), Violetta (La Traviata), Tosca, Mimi (La Bohème), Madame Butterfly, Amelia (Un bal masqué), Liù (Turandot), Leonore (Le Trouvère), Elisabeth (Don Carlos)...

Elle chante également Eva dans Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg (Wagner), Scindia dans Le Roi de Lahore de Massenet ou encore Cléopâtre dans Giulio Cesare in Egitto de Haendel.

Son immense succès auprès du public provient de sa voix exceptionnelle mais aussi de sa personnalité : femme modeste, sincère et déterminée, elle sait faire ressentir l'émotion qui doit se dégager du rôle qu'elle incarne. En 1976, elle donne son dernier concert à la Scala, au bénéfice des victimes du tremblement de terre du Frioul puis, se retire définitivement de la scène dans le souci de préserver sa santé. Elle écrit quelques années plus tard ses mémoires qui paraissent en 1986, présentées par le journaliste italien Carlmaria Casanova, sous le titre de Renata Tebaldi, la voix d'ange.

Elle meurt le 19 décembre 2004 à Saint-Marin (Italie).

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Source : Wikipedia

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A deux pas de la place Maréchal Lyautey à Lyon 6ème est né Justin GODART. Un homme qui reçut à titre posthume, la médaille des "Justes parmi les Nations" en 2004.

Justin Godart est né le 26 novembre 1871, 22 avenue Maréchal de Saxe à Lyon 6ème. Docteur en Droit, adjoint au maire de Lyon en 1904, il fait carrière politique au sein du parti radical socialiste.
Député de Lyon de 1906 à 1926, puis sénateur du Rhône de 1926 à 1940, il se consacre aux questions sociales. A la fin de la première guerre mondiale, il fonde la "Ligue contre le cancer" puis "la Ligue internationale contre le Cancer". Il est Ministre du Travail en 1925 et Ministre de la santé en 1932.

En 1940, il fait parti des 80 parlementaires qui disent "non" à Pétain. Devant la montée du nazisme, il défend la communauté Juive.
Grand résistant, il abrite des juifs et cachent dans le jardin de sa maison de Pommiers (Rhône) l'argent servant aux actions de sauvetages de juifs. Il diffuse deux journaux clandestins : "Le Patriote" et " Le Patriote Beaujolais".

Jusqu'au retour d'Edouard Herriot, il est le maire de Lyon de 1944 à 1945.
Il s'implique pour la cause de différents pays et fonde en 1946 l'Association "France-Vietnam" et préside de nombreuses oeuvres sociales dont "Les Oeuvres Hospitalières Françaises de l'Ordre de Malte" de 1929 à 1956.

Ecrivain lyonnais reconnu, Justin Godard publie entre autres : L'ouvrier en soie (1899), Le journal d'un bourgeois de Lyon en 1848 (1924), L'anthologie du Jeu de boules (1938), La Mairie de la Résistance (1945)...
- Son petit-fils, François Bilange, lui rend également hommage dans de nombreux livres : Justin Godart et la Palestine (2004), Justin Godart et les Balkans (2005), Justin Godart et l'Arménie (2005)... -

En 2004, il reçoit à titre posthume la médaille des "Justes parmi les Nations", reconnue par le mémorial de Yad Vashem en Israël. En 2007, son nom est inscrit au Panthéon sur une stèle en l'honneur des "Justes".

A Paris, une place porte désormais son nom. A Lyon, une rue de la Croix-Rousse ainsi qu'une salle de l'Hôtel de Ville.
Source : Wikipedia
Lien : Mémoire Juive et Education
Photo : François Bilange
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Il est né à Lyon le 27 avril 1876, rue Godefroy dans le 6ème arrondissement, à côté de la place Morand, aujourd'hui place Maréchal Lyautey.


Fils d’un colonel d’infanterie coloniale, Frédéric-Charles Bargone dit Claude Farrère entra en 1894 à l’École navale. Enseigne de vaisseau en 1899, il obtint en 1906 le grade de lieutenant. Affecté à l’artillerie d’assaut pendant la Première Guerre mondiale, il était capitaine quand fut signée la paix ; il démissionna en 1919 pour se consacrer à sa seconde passion : les lettres. Il s'inspira néanmoins à plusieurs reprises de l'opium pour composer ses livres, drogue très en vogue à la Belle Epoque dans les différents milieux, artistiques, littéraires et même mondains.



Il avait publié, dès avant la guerre, plusieurs romans : Fumée d’opium (1904), L’Homme qui assassina (1906), La Bataille (1909), Thomas l’Agnelet (1911) dont l’un, Les Civilisés (1905), lui avait obtenu le prix Goncourt. Durant l’entre-deux-guerres, Claude Farrère devait poursuivre cette œuvre plus qu’abondante, puisant à la double source du réalisme et de ses souvenirs d’officier de marine en Extrême-Orient. On pourra citer encore : La Maison des hommes vivants (1911), Dix-sept histoires de marins (1914), Quatorze histoires de soldats (1916), Les Condamnés à mort (1920), La Dernière déesse (1920), Les hommes nouveaux (1922), Lyautey l'Africain (1922), Mes voyages (1924 et 1926), Loti (1929), Loti et le chef (1930), Les Quatre dames d’Angora, L’Inde perdue, Forces spirituelles de l’Orient, la onzième heure (1940), Escales d'Asie (1947), Lyautey créateur (1955) etc. On lui doit également une Histoire de la Marine française (1934).



N’étant pas démuni de bravoure, il s’illustra le 6 mai 1932 en s’interposant entre le président Doumer et son assassin, ce qui lui valut deux balles dans le bras.
Après deux échecs — au fauteuil Richepin enlevé par Émile Mâle en 1927, et au fauteuil Jonnart qui échut à Maurice Paléologue en 1928 — Claude Farrère fut élu à l’Académie française le 28 mars 1935, par 15 voix au second tour, au fauteuil de Louis Barthou. Il arrachait son fauteuil à un concurrent de choix, puisqu’il s’agissait de Paul Claudel, qui n’obtint que 10 voix. Il décède le 21 juin 1957 totalement ravagé par l'Opium.

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Lyautey Météo

  

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Lyautey Photos

Divers...


  • BROTTEAUX...


Les brotteaux (un seul "t" à l'époque) étaient des zones humides inondables.
 

  • QUARTIER DES BROTTEAUX

 

Il faudra attendre 1867 pour que naisse le 6ème arrondissement auparavant relié au 3ème. Les Hospices Civils de Lyon possédaient une grande partie des terres dès le 17ème siècle de ce côté du Rhône. Après la construction en 1759, de la digue de la Tête d’Or permettant de détourner le fleuve, l'architecte Morand, en 1764, projette l’extension de la ville à l’Est du fleuve, sur un plan de rues rectilignes se coupant à angle droit. Ce quartier est relié à la presqu’île par un pont en 1774. Les Brotteaux deviennent une promenade à la mode. Le secteur de Bellecombe à l'Est du quartier garde quant à lui une atmosphère de village.
 

Au début du 19ème siècle, on assiste au développement de l’habitat ouvrier en raison de l’installation d’activités industrielle et artisanale. Au milieu du siècle, les Brotteaux sont constitués de deux parties contrastées sur le plan social : un secteur bourgeois qui s’oppose à une population ouvrière plus modeste.

Une crue du Rhône en 1856 va favoriser la construction de nouvelles digues. Cette même année, le Parc de la Tête d'Or est créé. En bordure du Parc, apparaissent à la fin du siècle de luxueuses villas. Au milieu du 19ème siècle, les quais du Rhône sont aménagés. Le Palais de la Foire est construit en bordure du Parc, côté Rhône, à partir de 1917. 

Avec le transfert de la Foire de Lyon à Chassieu en 1985, un nouveau secteur appelé Cité Internationale, se développe : installation d’Interpol, ouverture d’un nouveau palais des Congrès en 1995, d'un Casino, de salles de Cinéma, d'hôtels et de restaurants, de la salle 3000...

 

  •   LES LYONNAIS


On dit que les Yonnais sont gens tristes et froids. Avares, méfiants et même un peu sournois. Qu'un intense brouillard de Brotteaux à Fourvière assombrit leur cité comme leur caractère.

C'est pas vrai, nom d'un rat, les gones de chez nous sont ni des constipés et ni des cognes-mous. S'ils crânent un peu moins que nos "capitalistes" et si des Marseillais souvent un peu fumistes, ils n'ont ni la faconde ni l'air avantageux, c'est que modestement, ils se trouvent heureux. 

Avoir de bons amis avec qui on lichotte, ou bien, le soir venu, embrasser sa fenotte, loin des caquenauds curieux et médisants, voilà notre bonheur bien simple et bien canant.


P.E. Legrand


  • LES MOUETTES DE LYON

Joueuses d'eau
Mouettes
Vos cris accordés percent la brume
Transpercent glacés les jours transparents
Lorsque vous dormez sous la lune
Rêvez-vous comme des enfants ?
Votre venue me met en joie
Sur le fleuve lorsque vous jouez
L'eau se moire toutes les fois
Que vous prenez votre envolées...

Christiane Chadrin (Lyon, 1908 - Dijon, 2001)

 

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