POURQUOI CE BLOG ?

 

La place Maréchal Lyautey à Lyon (anciennement place Morand) a une nouvelle fois changer de physionomie puisqu'un parking de 725 places vient d'être créé.

 

Par ce blog, je souhaite retracer l'histoire de cette place et faire partager aux internautes son actualité !

18juin40_affiche.jpgLe 20 juin 1943, plusieurs figures de la Résistance se donnèrent rendez-vous à l'angle du quai Sarrail et du pont Morand à Lyon, capitale de la Résistance, en vue de préparer la réunion du lendemain pour la désignation du remplaçant du Général Delestraint au commandement de l'Armée Secrète...

Henry Aubry (Thomas) donna donc rendez-vous à René Hardy (Didot) au pont Morand pour l'inciter à venir à cette future réunion du 21 juin si importante à Caluire dans la maison du docteur Dugoujon, là où Jean Moulin fut arrêté. (Aubry ignorait qu'Hardy avait été lui-même arrêté et interrogé quelques jours avant par Klaus Barbie...)

Gaston Deferre et Madame Raisin (Mad), la secrétaire d'Aubry étaient aussi présents au rendez-vous du pont Morand. A la fin de l'entrevue, Hardy invita Aubry a s'asseoir sur un banc. Aubry refusa, préférant marcher. Il avait remarqué un homme lisant le journal grand ouvert plus loin sur un autre banc...

L'homme assis sur le banc était Klaus Barbie. Il connaissait apparemment ce rendez-vous et voulait ainsi identifier celui que l'on appelait Thomas. Il le lui dira le lendemain : "Thomas, tu es moins fier qu'hier au Pont Morand".

Parallèlement à cet évènement, des réunions de Combat se tenaient régulièrement au 6 place Morand dès 1941 et le quartier comptait de nombreuses boîtes aux lettres pour la Resistance.

Source : Les lieux secrets de la Résistance, Lyon 1940-1944, association des amis du C.H.R.D.
A voir : Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation
par S.G. commentaires (0)    ajouter un commentaire
Jean Pelletier dans son livre : Connaître son arrondissement le 6e, nous  explique : "La baignade dans le Rhône est une importante activité durant les périodes chaudes : elle se pratique pour l'essentiel en amont et en aval du pont Morand avant la construction des quais. Elle est plusieurs fois réglementée : En particulier il est rappelé qu'il est interdit de se baigner sans caleçon... On installe (en 1837) une boîte de "service aux noyés", place Louis XVI (place Maréchal Lyautey) comportant un appareil de réanimation rudimentaire et surtout, en été, un garde disposant d'une barque. En 1842, On implante une école de natation sur le même lieu. La fréquentation est surtout populaire et entièrement masculine". Les hommes vont dans l'eau à partir des berges de sable et de cailloux, les grèves, et nagent jusqu'aux bancs de sable nombreux dans le lit du fleuve.


berges-histo-19-12.jpg"Sous le Second Empire, la bourgeoisie des Brotteaux offusquée par le spectacle des baigneurs qui ne portent pas toujours de caleçon, organise un système de bains payants dans des bateaux piscines fermés aux regards et divisés en deux parties : une pour les hommes, l'autre dédiée aux femmes.
Le plus grand et le plus beau de ces bateaux piscines est amarré juste à l'aval de la passerelle du Collège. Petit palace flottant, il dispose d'eau chaude et du personnel adéquat de caméristes et de valets de chambre pour aider à l'habillage et au déshabillage."

Source : Jean Pelletier, Connaître son  arrondissement le 6e et www.grandlyon.com

© Les bords du Rhône vers 1900. Photographe : inconnu
Issu de du livre "Lyon, Naguère" de G. et J. Borge

© Bateau piscine de la passerelle du Collège vers 1880. Photographe : inconnu
Musée Gadagne

par S.G. commentaires (3)    ajouter un commentaire
Une anecdote sur le Pont Morand extraite de l'article rédigé par B.Chabanas dans le dernier numéro de la revue trimestrielle L'Araire sur l'époque révolutionnaire dans la région lyonnaise.

"... Après l'annonce à Lyon de la chute du Roi, à la mi-août 1792, la situation politique se dégrade. C'est l'opposition entre Joseph Chalier (1747-1793) et ses amis montagnards - qui réclament un gouvernement populaire - et les modérés, proches de la Gironde, comme Jean-Marie Rolland ou Louis Vittet : les "Rollandins". Joseph Chalier est un négociant en soieries, élu au printemps 1790 dans la première municipalité lyonnaise. Il se rend à Paris où il fréquente le club des Jacobins et rencontre celui qu'il admire et qu'il voudrait imiter à Lyon : Marat. Chalier défend l'idée que Lyon est une ville réactionnaire, voire contre-révolutionnaire, un repaire pour les ennemis de la Révolution. Pour lui, il faut nettoyer Lyon de tout ses aristocrates, de tous ses riches. Aussi préconise-t-il l'installation de la guillotine sur le Pont Morand afin que les têtes tombent directement dans le Rhône.

Le 9 mars 1793, un "Chalier" Antoine-Marie Bertrand est élu à la mairie de Lyon... Mais la majorité de la population lyonnaise refuse son discours anti-riches qui vise directement la prospérité de la ville même si celle-ci n'est, en 1793, guère brillante... les "Chalier" déclenchent, dans la majorité de la population lyonnaise liée au travail de la soie, fondement économique et culturel de leur ville, un réflexe de rejet qui aboutit au soulèvement armé du 29 mai... Les combats sont violents... Les principaux membres des clubs Jacobins, dont Chalier sont jetés en prison... le 8 juillet, les autorités provisoires lyonnaises choisissent le colonel Précy, un royaliste, pour organiser et commander l'armée lyonnaise. Aux yeux du pouvoir central, Lyon confirme sa réputation de "ville blanche" et devient une "nouvelle Vendée"... L'étape suivante de la rupture survient le 16 juillet. C'est, au terme de son procès, l'exécution de Chalier. Il est le premier guillotiné de Lyon, et ce, trois jours après l'assassinat de Marat..."

Une plaque commémorative à l'angle de la rue de la Bourse et de la rue du Bât d'Argent dans le 2ème arrondissement de Lyon indique que Joseph Chalier habita l'immeuble...

Source : B.Chabanas - Mornant à l'époque révolutionnaire (1793-1799) 2ème partie - L'Araire N°149 - Juin 2007
par S.G. commentaires (0)    ajouter un commentaire
De 1916 à 1920, la Foire de Lyon ne possède pas encore de bâtiments propres et se tient chaque année du 1er au 15 mars dans des locaux municipaux. De nombreux stands  sont également installés sur les quais, les cours et les places de Lyon dont la place Morand dans le 6ème arrondissement.


L'origine de la Foire de Lyon est très ancienne. Il semblerait que la première Foire de Lyon ait eu lieu en 1420. En 1441, le roi Charles VII (1403-1461) accordait 3 Foires de 15 jours par an.
C'est surtout au 16ème siècle que la Foire de Lyon prend de l'ampleur et a lieu 4 fois par an. Le négoce portait alors sur des matières précieuses et en particulier sur le commerce de la soie. Les marchands italiens appréciaient alors beaucoup les foires lyonnaises.

En 1916, La Ville de Lyon décide de faire revivre la Foire de Lyon disparue depuis le Moyen-Âge et de concurrencer celle de Leipzig en Allemagne. Messieurs Arlaud, Rivoire et Guichard sont à l'origine de la renaissance de la Foire. Achille Lignon en est nommé Président et Edouard Herriot, lui donne tout son appui. La Foire est alors appelé "Foire des Echantillons". On présente des échantillons aux clients qui, s'ils sont intéressés, peuvent passer ensuite commande.
 
Monsieur Jasseron dans le un numéro de la revue Rive Gauche nous dit :
Dès sa première réunion en 1916, une partie de ses stands en bois occupèrent la place Morand, les quais des Brotteaux et de l'Est. Par la suite, il y eut quelques variantes : en 1918, on abandonna le quai des Brotteaux pour y revenir une dernière fois en 1919. La place Morand fut abandonnée en 1920, puis définitivement après la réunion de 1922.
En 1918, des exposants de la Foire occupèrent la Mairie du 6ème arrondissement, en 1922, ce fut la place d'Helvétie qui reçut des stands.

- Sur la place Morand, aujourd'hui place Lyautey, les stands en bois étaient nombreux. On y trouvait le Salon des Acheteurs, le Salon des Jouets, du chanvre, du lin... -

Avec le succès immédiat de la Foire de Lyon, la nécessité de bâtiments plus spacieux pour accueillir les nombreux exposants apparaît. Les terrains situés en bordure du Parc de la Tête d'Or sont choisis. Le chantier du Grand Palais de la Foire débute en 1918 et s'achève en 1935. En 1948, on achève la Palais de la Mécanique et en 1961 le Palais des Congrès.

Durant la seconde guerre mondiale en 1941 et 1942, la Foire de Lyon aura lieu au mois de septembre. Les bâtiments de la Foire sont même réquisitionnés par les armées d'occupation de 1943 à 1945.

Dès les années 70, les bâtiments et installations du Quai Achille Lignon apparaissent cependant vite inadaptés à la Foire de Lyon. En mars 1985, la Foire de Lyon déménage et s'installe sur un nouveau site : Eurexpo à Chassieu (Rhône), à quelques kilomètres du centre ville de Lyon.

De nos jours, seule la façade de l'ancien Palais de la Foire a été conservée et accueille aujourd'hui le musée d'Art Contemporain. Les bâtiments autour ont tous été détruits pour laisser place à la Cité Internationale et au nouveau Centre de Congrès.

Source : La revue Rive Gauche
Site officiel de la Foire de Lyon
Le Guichet du Savoir                                                                                               Photos : Sylvestre - La Foire aux échantillons sur la place Morand
 


 
par S.G. commentaires (0)    ajouter un commentaire
Il existait autrefois deux kiosques à musique place Morand (aujourd'hui place Maréchal Lyautey)...

Il y eut d'abord une initiative privée à signaler d'un certain M.Bertin propriétaire de la Brasserie du Bas-Rhin, place Morand, qui engagea son propre argent dans la construction d'un kiosque inauguré en 1883. Associé avec un autre propriétaire de café de la place, M.Deville, il avait obtenu de la Ville les droits d'exploitation de ce kiosque. On y jouait de la musique militaire et les terrasses des brasseries s'installèrent autour.
Lorsque la place fut remodelée en 1890, ce kiosque disparut.

Le journal Lyonnais L'Express soulignait à l'époque : "Les habitants des Brotteaux n'auront donc plus rien a envier au quartier de Bellecour et pourront, en goûtant la fraîcheur du soir, sous les arbres de la promenade, charmer leurs oreilles par un concert des mieux choisis..."

"En 1896, la ville de Lyon fit construire deux kiosques à musique place Morand : un au Sud et un au Nord. Ils connurent diverses péripéties, avec leur électrification en particulier. Des décennies plus tard, sous l'Occupation, la musique militaire allemande s'installa dans l'un des deux kiosques : "les auditeurs furent moins nombreux que les exécutants, on le comprend", observa-t-on. Mais l'après-guerre, autant par manque d'entretien qu'en raison d'une certaine désaffection du public, les condamna. ils furent voués eu aussi, à la fin de l'année 1958, à la pioche des démolisseurs..." écrit Gérard Chauvy dans Lyon disparu 1880-1950.


On retrouve la trace d'un kiosque à musique dans les souvenirs d'enfance que l'écrivain Yves Mazet a rassemblé sous le titre : Place Morand, à Lyon pendant les années 50. "Pour réfléchir au calme et faire le point sur nos interrogations il y avait sur cette place un endroit idéal, comme prévu pour, dont l'emplacement et la forme convenaient à merveille..., on se réunissait sous le kiosque à musique. Planté au milieu de la place, ce kiosque, qui ne servait plus à la musique qu'une ou deux fois l'an, était un promontoire tellement en évidence que plus personne ne le remarquait. Quelques marches pour y parvenir... à l'abri de l'eau, du vent et des regards en toute saison puisqu'un taillis circulaire bordait le périmètre de ce cercle musical".
par S.G. commentaires (0)    ajouter un commentaire

Les kiosques à fleurs de la Place Maréchal Lyautey (ancienne place Morand) : Leur projet date de 1911-1913.

Leur conception tardive et leur construction elle-même retardée par la guerre, expliquent l'important décalage dans le temps de ces réalisations issues des modèles du siècle précédent. L'architecte en est Charles Meysson, et Brizon pour la construction métallique. Meysson avait prévu à l'origine 4 kiosques pour la place Lyautey, deux seulement seront réalisés. La construction s'échelonne de 1914 à 1924.

Bernard Marrey, en 1982, dans son ouvrage sur l'architecture Rhône-Alpes, les décrit ainsi : "Ils sont presque entièrement vitrés pour ne pas créer devant l'oeil du promeneur une masse opaque. Les parties pleines peu nombreuses sont recouvertes de carreaux de faïence de diverses couleurs, fabriqués par Belvèze. De trois mètres de côté, ils sont formés d'une charpente en fer, fixée dans un soubassement en ciment imitant la pierre blanche, et d'une couverture en zinc." Source : Le Guichet du Savoir

De nos jours, deux fleuristes Le Kiosque fleuri exploité depuis 20 ans par Mr Gourland et Trois couleurs vert, repris par Julie Baudegard continuent à faire vivre ces kiosques et à proposer un large choix de fleurs et de plantes pour le plaisir de tous. Ils sont ouverts 5 jours par semaine de 8h30 à 20h00 ainsi que le dimanche matin et participent
incontestablement à l'embellissement de cette place. Fin 2007, Le Kiosque fleuri a réalisé quelques travaux de rénovation dont une large baie vitrée qui sera visible dès la fin des travaux de parking.

Photo : Sylvie

par S.G. commentaires (0)    ajouter un commentaire

Le livre de Louis Gamichon, Quand Lyon s'amusait aux éditions Bellier, nous décrit la vie des lyonnais aux XIXème siècle... un livre passionnant qui nous apprend beaucoup sur une certaine époque.

 

Les lyonnais allaient aux Fêtes baladoires et Vogues, dont celle "des Choux" à Perrache. Les Joutes occupaient  la Saône et les baigneurs faisaient trempette dans les Bèches du Rhône, sous la surveillance des maitres-nageurs Pied-fin ou Quatre-sous. Les Brasseries attiraient les buveurs de bière avec de belles serveuses que l'on appelait "Hébés". Et puis il y avaient ces bons restaurants, si célèbres, ces nombreux cafés conc' et les bars où l'on jouait aux cartes et aux jeux d'argent : le Loto italien, le Baccara, la Poule européenne, la Cible Franco-Russe. Le dimanche on se passionnait pour les courses d'ânes à Charbonnières ou les arènes lyonnaises. Les maisons closes, ne se cachaient pas et possédaient enseigne sur rue...

 

 

 

Autour de la place, il y avait :

 

"En 1830, le Café du Grand Orient, grande allée des Brotteaux (Cours morand) était le siège de la nouvelle garde nationanle en lutte ouverte contre le Maire et le Préfet. Autres curiosités, le Café des Tuileries 3, cours Morand dont le propriétaire se flattait d'être, sous le Second Empire, le café officiel des officiers de cavalerie."

 

Côté gastronomie, "entre 1820 et 1830, la mère Victor excellait dans la quenelle qu'elle mijotait Place Morand, à l'enseigne "A la renommée des Bonnes Quenelles". Il y avait aussi sur cette place le restaurant Rivière de bonne réputation."

 

Côté Café conc', autrement dit café-concert, "les amateurs de French-Cancan allaient au café-concert de l'Orphéon au 63 avenue de Noailles (avenue Foch) ou au 55-57 aux Folies-Bergère. (Ce dernier était à la fois un café-concert et une salle de patinage. A partir du des années 1880, ce lieu s'orientait surtout vers le patinage (Skating-Rink) et la danse. Il abritait également des conférences, des réunions politiques, des concerts lyriques et des séances de cinéma. Il ferme en 1907 et devient un garage.) Lyon, à l'époque, possédait de nombreux et célèbres Café Conc' comme l'Alcazar, le Casino, l'Eldorado ou encore l'Olympia, rue Duquesne."

 

"Au second Empire, la prostitution lyonnaise avait annexé la rue Monsieur (qui deviendra la rue Molière, "la Moluche" selon l'argot du milieu). Cette rue, longue de 500 mètres, possédait 22 maisons closes aux enseignes évocatrices : Pont d'Arcole, Retour d'Afrique, Rose Blanche, l'île de Cythère ou le Berceau d'Amour."

par S.G. commentaires (0)    ajouter un commentaire

Lyautey Météo

  

Aujourd'hui :

En direct de la place !

 

Classement

Lyautey Photos

Divers...


  • BROTTEAUX...


Les brotteaux (un seul "t" à l'époque) étaient des zones humides inondables.
 

  • QUARTIER DES BROTTEAUX

 

Il faudra attendre 1867 pour que naisse le 6ème arrondissement auparavant relié au 3ème. Les Hospices Civils de Lyon possédaient une grande partie des terres dès le 17ème siècle de ce côté du Rhône. Après la construction en 1759, de la digue de la Tête d’Or permettant de détourner le fleuve, l'architecte Morand, en 1764, projette l’extension de la ville à l’Est du fleuve, sur un plan de rues rectilignes se coupant à angle droit. Ce quartier est relié à la presqu’île par un pont en 1774. Les Brotteaux deviennent une promenade à la mode. Le secteur de Bellecombe à l'Est du quartier garde quant à lui une atmosphère de village.
 

Au début du 19ème siècle, on assiste au développement de l’habitat ouvrier en raison de l’installation d’activités industrielle et artisanale. Au milieu du siècle, les Brotteaux sont constitués de deux parties contrastées sur le plan social : un secteur bourgeois qui s’oppose à une population ouvrière plus modeste.

Une crue du Rhône en 1856 va favoriser la construction de nouvelles digues. Cette même année, le Parc de la Tête d'Or est créé. En bordure du Parc, apparaissent à la fin du siècle de luxueuses villas. Au milieu du 19ème siècle, les quais du Rhône sont aménagés. Le Palais de la Foire est construit en bordure du Parc, côté Rhône, à partir de 1917. 

Avec le transfert de la Foire de Lyon à Chassieu en 1985, un nouveau secteur appelé Cité Internationale, se développe : installation d’Interpol, ouverture d’un nouveau palais des Congrès en 1995, d'un Casino, de salles de Cinéma, d'hôtels et de restaurants, de la salle 3000...

 

  •   LES LYONNAIS


On dit que les Yonnais sont gens tristes et froids. Avares, méfiants et même un peu sournois. Qu'un intense brouillard de Brotteaux à Fourvière assombrit leur cité comme leur caractère.

C'est pas vrai, nom d'un rat, les gones de chez nous sont ni des constipés et ni des cognes-mous. S'ils crânent un peu moins que nos "capitalistes" et si des Marseillais souvent un peu fumistes, ils n'ont ni la faconde ni l'air avantageux, c'est que modestement, ils se trouvent heureux. 

Avoir de bons amis avec qui on lichotte, ou bien, le soir venu, embrasser sa fenotte, loin des caquenauds curieux et médisants, voilà notre bonheur bien simple et bien canant.


P.E. Legrand


  • LES MOUETTES DE LYON

Joueuses d'eau
Mouettes
Vos cris accordés percent la brume
Transpercent glacés les jours transparents
Lorsque vous dormez sous la lune
Rêvez-vous comme des enfants ?
Votre venue me met en joie
Sur le fleuve lorsque vous jouez
L'eau se moire toutes les fois
Que vous prenez votre envolées...

Christiane Chadrin (Lyon, 1908 - Dijon, 2001)

 

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Blog : Philosophie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus